Jour 2
Quand on va mal, il faut savoir être optimiste. Regarder les choses du bon côté. La philosophie du bonheur est telle : les choses ne sont pas toutes belles, toutes merveilleuses ; elles sont parfois même horriblement dégueulasses. Mais voilà, il y a forcément un bon côté. J'ai trouvé une compensation à ce retour en arrière. Seyra, ma petite soeur, est avec moi.
Je me souviens d'un texte que m'avait montré Papa quand j'étais plus jeune. Il m'avait dit qu'il l'appliquait depuis qu'il connaissait Oncle Kiba et Maman. Je ne sais pas si c'est vrai, mais je trouve ce philosophe grec tellement fort, ce texte si magnifique, que je n'ai pu m'empêcher de l'apprendre par coeur.
"Il y a des choses qui dépendent de nous, et d'autres qui ne dépendent pas de nous. Ce qui dépend de nous, ce sont les pensées, la tendance, le désir, le refus, bref, tout ce sur quoi nous pouvons avoir une action. Ce qui ne dépend pas de nous, c'est la santé, la richesse, l'opinion des autres, les honneurs, bref, tout ce qui ne vient pas de notre action.
Ce qui dépend de nous est, par sa nature même, soumis à notre libre volonté ; nul ne peut nous empêcher de le faire ni nous entraver dans notre action. Ce qui ne dépend pas de nous est sans force propre, esclave d'autrui ; une volonté étrangère peut nous en priver. [...]
En conséquence, dès qu'une chose te semble douloureuse, songe à objecter aussitôt : "C'est une idée que je me fais, ce n'est pas du tout en réalité ce que cela paraît être." Ensuite, étudie cette chose, juge-là à la lumière des principes que tu t'es donnés, et de celui-ci surtout qui est le premier : est-ce que cela fait partie des choses qui dépendt de nous ou non ? Et si celà fait partie des choses qui ne dépendt pas de nous, qu'il te soit facile de dire : "cela ne me touche pas." [...]
Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les évènemlents, mais l'idée qu'ils se font des évènements. Ainsi la mort n'est pas une chose effrayante, sinon Socrate lui-même l'aurait jugée telle ; mais l'idée que la mort est une chose effrayante, voilà ce qui est effrayant. Lorsque donc nous éprouvons une gêne, un trouble, une tristesse, n'en cherchons jamais la cause ailleurs qu'en nous-mêmes, je veux dire, dans les idées que nous nous faisons de ces choses. [...]
Quand un corbeau pousse un croassement de mauvais augure, ne te laisse pas emporter par une idée fausse, mais aussitôt fais en toi-même la distinction nécessaire et dis-toi : "pour moi, il n'y a aucun mauvais présage là dedans, mais cela concerne mon pauvre corps, mes misérables richesses, ma réputation négligeable, ou mes enfants, ou ma femme. Pour moi, tout est de bon présage si je le veux, car, quoi qu'il arrive, il dépend de moi d'en tirer profit." [...]
Toute chose a deux anses , l'une qui permet de la porter, l'autre qui ne le permet pas. Si ton frère a des torts, ne le prends pas du côté où il a des torts (c'est en effet l'anse par laquelle ce n'est pas supportable), mais prends-le plutôt du côté où c'est ton frère, où il a été élevé avec toi, et tu prendras alors la chose du côté où elle est supportable."
=> Epictète.
Voilà ... Tant qu'à faire, appliquons cela. C'est si beau, c'est si vrai ... Croyez moi, on voit autrement les choses après cela.
Nehan
Pix : Montage By
Sana... D'elle-même et Raph'. J'adore.