Avant tout ...

Avant tout ...
Bien le bonjour à vous, chers visiteurs.

A vrai dire je ne sais pas comment commencer ceci. Peut-être par vous dire que je ne m'appelle pas réellement Nehan, et que je ne ressemble pas à Ruki, le chanteur du groupe Gazette que j'ai choisit pour représenter ce personnage que j'ai créé. Désolé de vous décevoir ...

Je hais profondément les blogs. C'est clair et net. Seulement je n'ai pas la compétence requise pour créer un site de A à Z, et même si j'y travaille, je ne peux écrire que sur ... Un blog.
J'ai donc créé ce personnage fictif pour me déresponsabiliser. Nehan est un jeune homme assez froid et renfermé, et de sa vie vous ne saurez que peu de choses, quelques bribdes de ci, de là, trouvées au hasard parmis les articles que je posterai. Ne vous inquiétez pas, tout ceci est fictif, inventé, afin de faire passer des idées qui sont plus ou moins les miennes. Comment ? C'est interdit ? Pourtant il me semble que c'est la base du blog ...

Je ne vous force en aucun cas à me croire. Outre la part de fantaisie, il y a quasiment tout qui n'est pas inventé. Je vous préviens, parfois, cela peut choquer. Alors réagissez, allez-y. Je vous en prie. Mais si vous réagissez, si vous donnez vos opinions, ayez le courage de les assumer, avec votre propre pseudo, et vos propres mots.

Je vous laisse ...

Cordialement,

Nehan.

# Posté le dimanche 04 février 2007 09:51

Modifié le mercredi 14 février 2007 13:21

Jour 1

Jour 1
Je me présente. Je m'appelle Nehan.

J'ai dix sept ans et je me suis retrouvé dans votre époque par accident. Je ne sais pas comment retourner dans mon monde, mon présent qui est votre avenir. Je ne sais pas comment retrouver les miens.

Autrefois (ou devrais-je dire, "Dans longtemps" ?), j'avais la chaleur d'un foyer. Une mère aimante, un père attentif, une famille légèrement cinglée qui était pourtant soudée. A ce jour, je suis seul, et je n'ai plus tout cela.

Il ne me reste que ma soeur, envoyée dans votre époque avec moi. Seyra est tout ce qui me reste, comprenez le bien. Je ne la laisserai pas avoir mal. Je la protègerai, parce que c'est ma soeur, et que cette petite blondinette de quinze ans est la femme qui compte le plus pour moi. Je préviens chacun d'entre vous ...

Quand il vous arrive ce qu'il nous est arrivé, vous vous posez d'étrange questions. Concernant par exemple les complexes spatio-temporels. Je n'ai pas le droit de me joindre à l'histoire, de la modifier. Je ne peux pas rejoindre l'une des deux factions qui s'affrontent en ce moment pour le contrôle du monde - un dilemne vieux comme le monde - ou sinon j'influencerai votre présent, notre avenir. Et il se peut que si je modifie votre présent, qui est mon passé, les répercutions soient horribles. Je pourrai ne jamais exister. Et vos petits-enfants, qui sont mes amis, de même.

C'est un combat rude à mener, mais je n'ai pas le choix. Je vous regarde. Vous êtes innocents, inscouscients, ou bien peureux de ce qui peut vous arriver. Moi je sais ce qui va se passer. Je sais qui va mourir. Je sais qui va vaincre. Mais je n'ai rien le droit de dire, et probablement je devrai regarder celui en train d'agoniser sans rien faire, serait-ce mon meilleur ami, de peur d'influencer mon présent. L'effet papillon ... En gros, c'est cela. Petits causes ... Grands effets. Vous vous rappellez du film où le mec modifie sa vie en relisant ses journaux intime ? Voilà. Voyez les répercutions que ça a parfois sur sa vie, comprenez les répercutions que tout peut avoir sur nos vies futur. Le destin de l'humanité se joue là, et je peux le modifier. Or, votre futur, mon présent, est glorieux et beau ...


Nehan

# Posté le dimanche 04 février 2007 13:20

Modifié le mercredi 14 février 2007 13:21

Jour 2 : Optimisme.

Jour 2 : Optimisme.
Jour 2

Quand on va mal, il faut savoir être optimiste. Regarder les choses du bon côté. La philosophie du bonheur est telle : les choses ne sont pas toutes belles, toutes merveilleuses ; elles sont parfois même horriblement dégueulasses. Mais voilà, il y a forcément un bon côté. J'ai trouvé une compensation à ce retour en arrière. Seyra, ma petite soeur, est avec moi.

Je me souviens d'un texte que m'avait montré Papa quand j'étais plus jeune. Il m'avait dit qu'il l'appliquait depuis qu'il connaissait Oncle Kiba et Maman. Je ne sais pas si c'est vrai, mais je trouve ce philosophe grec tellement fort, ce texte si magnifique, que je n'ai pu m'empêcher de l'apprendre par coeur.



"Il y a des choses qui dépendent de nous, et d'autres qui ne dépendent pas de nous. Ce qui dépend de nous, ce sont les pensées, la tendance, le désir, le refus, bref, tout ce sur quoi nous pouvons avoir une action. Ce qui ne dépend pas de nous, c'est la santé, la richesse, l'opinion des autres, les honneurs, bref, tout ce qui ne vient pas de notre action.

Ce qui dépend de nous est, par sa nature même, soumis à notre libre volonté ; nul ne peut nous empêcher de le faire ni nous entraver dans notre action. Ce qui ne dépend pas de nous est sans force propre, esclave d'autrui ; une volonté étrangère peut nous en priver. [...]

En conséquence, dès qu'une chose te semble douloureuse, songe à objecter aussitôt : "C'est une idée que je me fais, ce n'est pas du tout en réalité ce que cela paraît être." Ensuite, étudie cette chose, juge-là à la lumière des principes que tu t'es donnés, et de celui-ci surtout qui est le premier : est-ce que cela fait partie des choses qui dépendt de nous ou non ? Et si celà fait partie des choses qui ne dépendt pas de nous, qu'il te soit facile de dire : "cela ne me touche pas." [...]

Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les évènemlents, mais l'idée qu'ils se font des évènements. Ainsi la mort n'est pas une chose effrayante, sinon Socrate lui-même l'aurait jugée telle ; mais l'idée que la mort est une chose effrayante, voilà ce qui est effrayant. Lorsque donc nous éprouvons une gêne, un trouble, une tristesse, n'en cherchons jamais la cause ailleurs qu'en nous-mêmes, je veux dire, dans les idées que nous nous faisons de ces choses. [...]

Quand un corbeau pousse un croassement de mauvais augure, ne te laisse pas emporter par une idée fausse, mais aussitôt fais en toi-même la distinction nécessaire et dis-toi : "pour moi, il n'y a aucun mauvais présage là dedans, mais cela concerne mon pauvre corps, mes misérables richesses, ma réputation négligeable, ou mes enfants, ou ma femme. Pour moi, tout est de bon présage si je le veux, car, quoi qu'il arrive, il dépend de moi d'en tirer profit." [...]

Toute chose a deux anses , l'une qui permet de la porter, l'autre qui ne le permet pas. Si ton frère a des torts, ne le prends pas du côté où il a des torts (c'est en effet l'anse par laquelle ce n'est pas supportable), mais prends-le plutôt du côté où c'est ton frère, où il a été élevé avec toi, et tu prendras alors la chose du côté où elle est supportable."


=> Epictète.


Voilà ... Tant qu'à faire, appliquons cela. C'est si beau, c'est si vrai ... Croyez moi, on voit autrement les choses après cela.


Nehan


Pix : Montage By Sana... D'elle-même et Raph'. J'adore.

# Posté le dimanche 04 février 2007 13:24

Modifié le mercredi 14 février 2007 13:20

Jour 3 : Conscience.

Jour 3 : Conscience.
Jour 3

Un jour, un philosophe a parlé du pouvoir, le véritable, le seul et l'unique pouvoir. Non pas celui de l'argent. Non pas celui du sang. Mais bien le pouvoir, le pouvoir des choix. Il a dit qu'on s'appuyait sur les expériences du passé pour nourrir son présent et influencer son futur.

"Toute conscience est donc mémoire, - conservation et accumulation du passé dans le présent.
Mais toute conscience est anticipation de l'avenir. Considérez la direction de votre esprit à n'importe quel moment : vous trouverez qu'il s'occupe de ce qui est, mais en vue surtout de ce qui va être. L'attention est une attente, et il n'y a pas de conscience sans une certaine attention à la vie. L'avenir est là ; il nous appelle, ou plutôt il nous tire à lui : cette traction ininterrompue, qui nous fait avancer sur la route du temps, est cause ayssu qye biys agissons continuellement. Toute action est un empiètement sur l'avenir.
Retenir ce qui n'est déjà plus, anticiper sur ce qui n'est pas encore, voilà donc la première fonction de la conscience. Il n'y aurait pas pour elle de présent, si le présent se réduisait à l'instant mathématique. Cet instant n'est que la limite, purement théorique, qui sépare le passé de l'avenir ; il peut à la rigueur être conçu, il n'est jamais perçu ; quand nous croyons le surprendre, il est déjà loin de nous. Ce que nous percevons en fait, c'est une certaine épaisseur de durée qui se compose de deux parties : notre passé immédiat et notre avenir imminent. Sur ce passé nous sommes appuyés, sur cet avenir nous sommes penchés ; s'appuyer et se pencher ainsi est le propre d'un être conscient. Disons donc, si vous voulez, que la conscience est un trait d'union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l'avenir. Mais à quoi sert ce pont, et qu'est-ce que la conscience est appellée à faire ?
[...] Si, comme nous le disions, la conscience retient le passé et anticipe l'avenir, c'est précisement, sans doute, parce qu'elle est appelée à effectuer un choix : pour choisir, il faut penser à ce qu'on pourra faire et se remémorer les conséquences, avantageuses ou nuisibles, de ce qu'on a déjà fait ; il faut prévoir et il faut se souvenir."


=> Henri Bergson

Je veux bien tenter de me souvnir du passé, mais mon apssé à moi est votre avenir à vous. Je ne sais pas trop comment faire, quoi penser. Est-ce que j'ai le droit, même infime, de faire un choix ? Non ... C'est imposé, à partir de maintenant. Sentiments, émotions, amitiés, relations aux autres, tout celà m'est interdit désormais ... A cause d'une bêtise que j'ai faite "par le passé" ...

Toutes ces expressions, "avant", "par le passé", "il était une fois", "il fut un temps", etc, je réalise qu'en fait elles n'ont aucun sens, elles n'existent pas. C'est une question de subjectivité, chacun verra la chose différement. En principe, on a un présent, un passé ou un avenir. Moi votre présent est mon passé, votre avenir est mon présent. Et si je dis "avant", éh bien en réalité, ce "avant" se passe dans le futur ... Alors je ne suis pas sûr de savoir quoi dire.


Nehan


Pix : Parce que le pouvoir, c'est peut-être ça : être au dessus de tout ...

# Posté le dimanche 04 février 2007 13:36

Modifié le mercredi 14 février 2007 13:20

Jour 4 : Paradoxe Temporel

Jour 4 : Paradoxe Temporel
Jour 4

Je fais quoi, là ? J'écris. Ca ne sert à rien. Personne ne saura, personne ne lira. Alors à quoi bon ?
Je ne peux me battre pour moi-même, alors je me battrai encore moins pour les autres : c'est pourtant ce que je fais avec Seyra. Je ne suis encore en vie que pour elle. Que pour l'aider. C'est ma soeur. Ma petite soeur. Je l'aime pour des raisons que je ne m'explique pas, puisque cela dépasse le stade d'une simple fraternité. Le temps pour nous s'est arrêté, et seule la compagnie qu'elle m'offre m'apporte du réconfort. Mais le contact avec d'autres humains nous manque. Il y a ce manque en nous, que seule elle peut combler chez moi, et seul moi chez elle. Pourtant, les complexes spatios-temporels m'intriguent ... Et si j'étais destiné à Les aider ?

Je ne connais pas ce qui s'est passé dans cette époque où j'ai été envoyé. Enfin, si, mais dans les grandes lignes ... Je sais qui va gagner la guerre, okay. Je sais où sont tous les plus grands attentats, d'accord .. Mais tout ce qui est à petite échelle, dans l'histoire ? Est-ce que si, par exemple, j'aide un membre d'une des deux factions, mettons que je lui donne un cours d'aide, un coup de pouce ... Cela modifiera-t-il le futur, mon présent ? Mais en admettant que ça influence mon passé ... Est-ce mon destin que de les aider ? Est-ce que dans ma réalité, dans ma dimension, il n'a pas été prévu que je les aide ? Est-ce que mon monde n'est pas le fruit de l'aide que j'y ai apporté ... ? Comment est-ce que je peux savoir ? Et si je ne fais rien, que se passera-t-il ? En réalité, je me demande si, quoique je fasse, ça n'est pas ce que je dois faire. Q'est-ce que je dois alors faire ? Me battre à leurs côtés ? Mais duquel ?? Celui qui va gagner. Au moins, je ne risquerai pas d'aller en prison à la fin de la guerre, et j'aurai moins de chances d'être tué.

Mais j'ai l'air stupide. Je ferai mieux de m'arrêter et de me taire. Seyra a raison, et surtout, si elle tombe sur cela, elle me tuera. D'un autre côté, j'aimerai bien qu'elle lise ça, ça m'évitera peut-être d'avoir à lui dire en face, de vive voix ... Je suis lâche, et de ma part, c'est tout de même étrange ... J'espère qu'elle me pardonnera un jour, mais j'ai besoin d'un peu de contact humain ... Et ravaler ma fierté en cours devient difficile ... Je connais les réponses, mais je n'ai pas le droit de les donner ... Je dois m'arrêter, me stopper, me freiner, me gérer ... Passer pour invisible, ne pas attirer l'attention ... C'est si dur ...

Seyra est ma soeur. Et elle le restera. Parce qu'elle ne pourra jamais être plus. Mais il ne me reste qu'elle ... Je l'aime, cette petite soeur ... Elle a quinze ans seulement, mais on dirait déjà une femme ...

Tant pis. Je dois encore réfléchir, mais j'ai la conviction que je ne peux mourir ici et que, quoique je fasse, ça sera forcément la bonne solution, tant que je ne disparaîs pas ...

Mes pensées s'embrouillent, je vais me coucher.


Nehan.


Pix : Retournons au CP ...

# Posté le dimanche 04 février 2007 13:55

Modifié le mercredi 14 février 2007 13:19